ÉI1 : introduction

Sommes-nous ici pour souffrir ou pour jouir, nous taire ou nous exprimer, nous résigner ou nous réaliser ?
Notre existence possède-t-elle un but, un sens ou une finalité qui nous est propre ou bien n’est-elle, comme on nous le dit parfois, qu’une succession de hasards ?
Que sommes-nous venus faire sur Terre ?

Que répondre à ces questions essentielles, que tous, nous nous sommes un jour posées ?
Certains se contenteront des réponses toutes-faites provenant des dogmes de leur idéologie de référence ; d’autres choisiront… de ne pas se poser de question, vivant mécaniquement leur existence, comme si celle-ci était sans importance.
Mais il en est aussi qui se mettront à l’écoute d’eux-mêmes, de leur désir profond et de leur être intérieur ; ils chercheront à décrypter les lois subtiles qui régissent le monde et les évènements qui s’y produisent ; ils honoreront leurs rêves et leurs aspirations secrètes.
Ceux-là, en dépit des erreurs et des difficultés, apprendront progressivement à entendre la voix de leur intuition, à focaliser leur énergie et leur intention dans la direction adéquate, à danser avec le réel plutôt que le combattre et à faire advenir ce qu’ils ont de plus cher.

Emprunter le chemin de la liberté, honorer ses désirs, croire en soi-même et en ses rêves, faire de sa vie un plaisir et une aventure, telle est la démarche qui sera exposée ici, étape par étape, de manière à la fois théorique et pratique, dans un langage simple et accessible, que tous pourront comprendre.
Mais le désir est un terme ambigu : celui dont il est ici question et qui permettra de s’accomplir au mieux de ses potentiels, est le vrai désir, profond et essentiel, émanant de soi et non le désir superficiel et vain, suggéré par la publicité et le marketing et consistant à consommer toujours davantage, encore moins le désir insidieux et aliénant d’une substance toxique, ne générant que dépendance et auto-destruction.
Retrouver ses véritables désirs est ainsi une quête de soi, un processus d’exploration et de connaissance intérieures, particulièrement utile et bénéfique, puisqu’il permet de découvrir et accomplir ce pour quoi l’on est fait, ce pour quoi l’on est ici.

Mais pourquoi notre existence aurait-elle un objectif ou une finalité particulière, alors même que certains soutiennent que la vie n’a ni but ni sens, qu’elle ne signifie rien et ne sert à rien ?
La notion de but de vie est en effet absente des diverses idéologies qui nous servent généralement de référence : on ne la trouvera ni dans les articles de foi des grandes religions révélées, ni dans les doctrines des philosophies matérialistes, car elle provient en réalité de « l’expérience intérieure », c’est-à-dire des découvertes effectuées volontairement ou accidentellement, par les êtres ayant investigué les zones profondes et oubliées de la conscience.

La notion de but de vie apparaît notamment au cours de certaines N.D.E. (near death experiences ou en français : états de mort imminente) : il s’agit du témoignage de personnes gravement malades ou accidentées, ayant finalement repris connaissance (ces états ont été notamment décrits par le Dr Raymond Moody dans La vie après la vie).
Beaucoup parmi ces personnes retirent de cette expérience, le sentiment d’avoir une mission ou un but à accomplir pour le reste de leur vie, qu’elles avaient ignoré ou négligé jusqu’ici et auquel elles se consacrent dès lors, avec beaucoup d’énergie, d’enthousiasme et de détermination.

L’idée selon laquelle nous ne sommes pas ici sans raison, mais pour nous éveiller, nous transformer et nous accomplir, réaliser notre « légende personnelle » ou notre mission de vie, apparaît chez tous les peuples et dans toutes les civilisations.
Ainsi on trouve déjà l’idée de but de vie dans le chamanisme, la plus ancienne culture connue : chez les amérindiens, le jeune adolescent, au cours de son initiation, partait seul dans la nature durant trois jours et trois nuits, au terme desquels il devait découvrir son objectif de vie, ce qu’il lui revenait d’accomplir au cours de celle-ci.
On retrouvera cette conception exprimée de manière symbolique, dans maints quêtes initiatiques, contes, mythes et récits légendaires des cinq continents.

Et lorsque l’on se tourne vers soi, lorsque l’on se met à l’écoute de ses sentiments et désirs profonds, on réalise que l’on est, depuis toujours, porté, poussé et nourri par des rêves et des aspirations, qui se sont manifestés à différents moments de l’existence que l’on a menée et qui donnent à celle-ci tout son sens.
Se réaliser, retrouver et accomplir ses rêves, ce pour quoi l’on est fait, c’est donc redevenir soi ; c’est découvrir son identité véritable, se reconnaitre, s’apprécier et s’aimer ; c’est donner de la valeur à ses propres idées, envies et intuitions, se faire suffisamment confiance pour effectuer ses propres choix et suivre son inspiration.
C’est bien souvent quitter un statut de victime consentante ou de serviteur soumis, pour embrasser une carrière autrement plus exaltante d’inventeur et de créateur de sa propre histoire.

Ce respect de soi, cette harmonie ou écologie intérieure, mène spontanément au respect de l’autre et au respect du monde naturel.
Aussi l’être qui se réalise n’agit pas égoïstement : il ouvre la voie vers un monde différent, équitable, harmonieux et désirable. En accomplissant son rêve, il suscite autour de lui, par son seul comportement, le désir d’en faire autant.
Pour qui veut être utile et concourir au bien-être collectif, la marche à suivre apparaîtra dès lors de plus en plus clairement : s’accorder du temps pour soi, se mettre à l’écoute de ses désirs essentiels, s’ouvrir à l’inconnu et à l’imprévu, se donner le droit de faire ce que l’on aime et édifier peu à peu la vie que l’on espère et ses rêves les plus audacieux.
Et c’est ainsi que, pièce après pièce, pourra s’élaborer le puzzle d’un monde nouveau, somptueux, fascinant, inattendu, révolutionnaire, ludique et paradisiaque.

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